|
De retour à Whittier après la guerre, Nixon se présenta au Congrès contre le démocrate Jerry Voorhis; il remporta la victoire et siégea alors au Congrès fédéral de 1947 à 1951. Nixon acquit bientôt une réputation nationale et se distingua particulièrement dans la répression des activités anti-américaines, traquant les communistes lors de la «chasse aux sorcières». En 1951, Nixon obtint le poste de sénateur en tant que représentant actif de la droite républicaine.
En 1952, les républicains désignèrent Nixon comme candidat à la vice-présidence de Dwight Eisenhower. Une première affaire fut pourtant mise à jour: on découvrit que Nixon avait accepté une somme d'argent au titre de «dépenses politiques»; il faillit alors être écarté mais réussit à se disculper. Nixon apparut comme un porte-parole énergique aux côtés d'Eisenhower. Dès cette époque, il acquit une stature internationale en se rendant dans de nombreux pays, y compris en Union soviétique et à Cuba
Chef incontesté du Parti républicain à la fin du second mandat d'Eisenhower, Nixon fut choisi comme candidat à la présidence en 1960. Toutefois, il fut battu d'une courte tête par John Kennedy (113 000 voix sur 68,8 millions de votes exprimés).
De retour en Californie, Nixon chercha à donner un second souffle à sa carrière politique et se présenta au poste de gouverneur en 1962; mais là encore, il fut battu. Il s'installa alors à New York et entama une carrière d'avocat. En 1968, il se présenta à nouveau comme candidat à la présidence du pays, donnant cette fois-ci l'image d'un homme plus expérimenté et plus mesuré. Avec Spiro Agnew comme candidat à la vice-présidence, la campagne républicaine utilisa avec habileté la télévision, bénéficia du mécontentement national engendré par la guerre du Viêt-nam et tira avantage des divisions au sein du Parti démocrate. Nixon remporta l'élection contre Hubert Humphrey.
|
|