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Lors de son mandat, Nixon axa particulièrement sa politique vers les affaires internationales. Avec le concours d'Henry Kissinger, qui fut son conseiller en matière de politique étrangère, Nixon redéfinit le rôle des États-Unis en les faisant entrer dans une «ère de négociation». Depuis 1961, le pays était engagé dans la guerre du Viêt-nam et Nixon décida de procéder au désengagement progressif des forces américaines stationnées au sud du Viêt-nam. Toutefois, l'opération fut longue et donna lieu à de nouvelles pertes dans les rangs américains.
Les relations avec la République populaire de Chine marquèrent également un tournant. En juillet 1971, Kissinger se rendit dans ce pays et s'entretint avec le Premier ministre Zhou Enlai; cette rencontre fut suivie d'une seconde, avec Nixon, en février 1972: ce fut un succès, concrétisé par des accords économiques entre les deux pays. Quelques semaines plus tard, Nixon se rendit à Moscou pour négocier la première phase d'un accord relatif à la limitation des armes stratégiques, marquant le début de l'ère de la détente (initiative tendant à concilier les deux superpuissances et à limiter les risques d'une guerre nucléaire).
Dans la région hautement stratégique du Moyen-Orient, Nixon noua également des liens avec l'Égypte, tout en préservant l'engagement américain vis-à-vis d'Israël. Ainsi, après la guerre du Kippour, Kissinger participa activement aux négociations de paix entre Israël et l'Égypte.
Sur le plan intérieur, les États-Unis durent, cependant, affronter une crise économique et sociale. Face à l'inflation galopante, le gouvernement dut effectuer une dévaluation du dollar. Dans le domaine social, le pays était en proie à des émeutes raciales. Nixon suivit la politique conservatrice qui consistait à rétablir le calme dans les rues, mais sans remettre en cause le statut des Noirs.
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